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L'école primaire est le premier degré de l'enseignement. Elle est composée de l'école maternelle et de l'école élémentaire. Elle constitue la base sur laquelle se construit une formation qui doit mener les jeunes au meilleur niveau de qualification et les préparer à leur vie de citoyens.

Ses missions ont été rappelées par la loi d'orientation pour l'avenir de l'École du 23 avril 2005, avec des exigences renouvelées :

• garantir une maîtrise satisfaisante des apprentissages fondamentaux ;

• offrir à tous des chances égales et une intégration réussie dans la société française ;

• accompagner chaque élève en l'aidant à surmonter ses éventuelles difficultés ;

• permettre à chacun d'exprimer son excellence.

Organisation

L'école primaire est organisée en trois cycles pédagogiques :

• le cycle des apprentissages premiers, qui est constitué de l'école maternelle ;

• le cycle des apprentissages fondamentaux, qui commence en grande section d'école maternelle et se poursuit jusqu'à la fin du cours élémentaire première année (CE1) ;

• le cycle des approfondissements, qui s'étend du cours élémentaire deuxième année (CE2) au cours moyen deuxième année (CM2).

Priorités de la formation

La maîtrise de la langue française, l'apprentissage des premières notions de mathématiques, la formation du citoyen sont les priorités de la formation dispensée à l'école primaire. Il est aussi fait place à l'enseignement d'une langue vivante, au sport, à la science, à l'éducation artistique et culturelle, à l'informatique.

Premier temps de la scolarité obligatoire, l'école élémentaire est par ailleurs pleinement concernée par la mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences instauré par la loi pour l'avenir de l'École d'avril 2005. Elle garantit aux élèves l'accès aux premiers paliers du socle. Elle le fait à travers ses programmes d'enseignement.

Axes principaux

Une exigence fondamentale : la maîtrise de la langue et des premiers apprentissages mathématiques

Dès l'école maternelle, la priorité est donnée au langage. À l'école élémentaire, les horaires et programmes font une part essentielle à la langue, à la lecture et à l'écriture. Ils définissent les objectifs et précisent les progressions.

Les programmes et les progressions ne négligent toutefois aucun domaine des mathématiques et font une place importante à la résolution de problèmes.

La prise en compte des enjeux culturels et technologiques

L'école élémentaire prend en compte les enjeux culturels et technologiques : elle fait place à l'apprentissage d'une langue vivante, à l'enseignement des sciences, à l'éducation artistique, à l'informatique. 

L'enseignement des langues vivantes est obligatoire. Il s'appuie sur la communication. Il contribue à la réflexion sur la langue française. Il favorise le plurilinguisme et la diversité culturelle. 

L'enseignement des sciences valorise l'expérience concrète. Il stimule la curiosité et le raisonnement. Il favorise l'expression orale et écrite et les pratiques documentaires.

 L'éducation artistique met en jeu émotion et connaissance, approche sensorielle des objets et des formes de représentation, attention esthétique et production. Elle permet des apprentissages complexes. Elle est étroitement liée à l'histoire des arts, elle-même articulée à l'enseignement de l'histoire.

 Un brevet informatique et internet (B2i) spécifie un ensemble de compétences significatives et atteste leur maîtrise par les élèves.

Le développement de l'instruction civique et morale

L'école s'efforce de donner le sens des responsabilités, le goût du travail. Elle valorise l'engagement personnel.

L'ouverture sur l'environnement

L'activité pédagogique ne se limite pas aux échanges entre les enseignants et leurs élèves dans la classe. L'ouverture de l'école sur son environnement, notamment sur les lieux culturels, contribue à nourrir les apprentissages. Cette ouverture est construite en cohérence avec les apprentissages scolaires.  

Parents d'élèves

Pour mener à bien ces missions, l'école primaire fait toute leur place aux parents d'élèves. La qualité des relations entre l'école et les parents est essentielle : elle contribue à la réussite de chaque élève et au bon fonctionnement de l'école.


Donner à chaque enfant les clés du savoir et les repères de la société dans laquelle il grandit est la première exigence de la République et l’unique ambition de l’école primaire. 

Avec l’unification et l’allongement des parcours scolaires, la spécificité de l’école primaire s’est estompée. Elle a cessé d’incarner à elle seule l’idéal scolaire. Mais son rôle n’en est devenu que plus déterminant dans la réussite des élèves jusqu’au terme de la scolarité obligatoire, et au-delà. L’école primaire n’est pas une simple étape de la scolarité : c’est la clé du succès de toutes les autres. Elle construit les fondements d’une formation menant chacun à une qualification, et qui se prolongera tout au long de la vie.

C’est à la lumière de ce constat qu’il convient de tracer un nouvel horizon pour l’école primaire, tout en restant fidèle à la grande inspiration de l’école républicaine : offrir à tous les enfants des chances égales de réussite et préparer, pour tous, une intégration réussie dans la société. L’école primaire doit transmettre et faire acquérir à chaque élève les connaissances et compétences fondamentales qui seront nécessaires à la poursuite de sa scolarité au collège et, au-delà, dans les voies de formation choisies par l’élève. À cet égard, le socle commun de connaissances et de compétences institué par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École du 23 avril 2005 est la référence indispensable autour de laquelle seront organisés tous les enseignements de ce premier niveau de la scolarité obligatoire.

L’école primaire doit avoir des exigences élevées qui mettent en œuvre à la fois mémoire et faculté d’invention, raisonnement et imagination, attention et apprentissage de l’autonomie, respect des règles et esprit d’initiative. 

C’est en proposant aux élèves un enseignement structuré et explicite, orienté vers l’acquisition des savoirs de base, et en leur offrant des entraînements systématiques à la lecture, à l’écriture, à la maîtrise de la langue française et des mathématiques, ainsi que de solides repères culturels, qu’on les préparera à la réussite. Le véritable moteur de la motivation des élèves réside dans l’estime de soi que donnent l’apprentissage maîtrisé et l’exercice réussi. C’est la raison pour laquelle les élèves en difficulté doivent pouvoir bénéficier d’une aide personnalisée et différenciée dès que les premières difficultés apparaissent et avant qu’elles ne soient durablement installées.

Il est également indispensable que tous les élèves soient invités à réfléchir sur des textes et des documents, à interpréter, à construire une argumentation, non seulement en français mais dans toutes les disciplines, qu’ils soient entraînés à mobiliser leurs connaissances et compétences dans des situations progressivement complexes pour questionner, rechercher et raisonner par eux-mêmes. Ils doivent pouvoir partager le sens des mots, s’exprimer à l’oral comme par écrit pour communiquer dans un cercle élargi. L’intégration à la vie collective suppose aussi que l’école fasse une place plus importante aux arts, qui donnent des références communes et stimulent la sensibilité et l’imagination. Il faut également que chaque élève puisse s’épanouir par une pratique sportive quotidienne. L’école primaire développe enfin le respect et la tolérance qui fondent les droits de l’Homme et qui se traduisent au quotidien par le respect des règles de civilité et de politesse. 

Les programmes nationaux de l’école primaire définissent pour chaque domaine d’enseignement les connaissances et compétences à atteindre dans le cadre des cycles ; ils indiquent des repères annuels pour organiser la progressivité des apprentissages en français et en mathématiques. Ils laissent cependant libre le choix des méthodes et des démarches, témoignant ainsi de la confiance accordée aux maîtres pour une mise en œuvre adaptée aux élèves. 

La liberté pédagogique induit une responsabilité : son exercice suppose des capacités de réflexion sur les pratiques et leurs effets. Elle implique aussi, pour les maîtres, l’obligation de s’assurer et de rendre compte régulièrement des acquis des élèves. 

Les programmes de l’école primaire précisent le contenu des savoirs fondamentaux dont l’acquisition est un objectif pour tous les élèves. Les évaluations nationales de CE1 et CM2 permettront une évaluation régulière des acquis et du niveau des élèves ; elles contribueront à la validation des paliers intermédiaires de maîtrise du socle commun de connaissances et compétences.