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Projection du 14 octobre 2015

The Royal Tenenbaums, Wes Anderson, 2001

Le réalisateur américain Wes Anderson est connu pour ses films qui tournent autour du thème de l’absence parentale, de l’enfance et de la mélancolie. Son utilisation constante de la symétrie et d’une palette de couleurs caractéristique ont contribué à apporter à ses œuvres une reconnaissance mondiale. The Royal Tenenbaums, qui est seulement son troisième film, a marqué à sa sortie en 2001  le début d’une carrière remarquable pour Anderson.

 

 

Ce film retrace la vie d’une famille, les Tenenbaum. Un père, Royal (Gene Hackman),  essaye de reprendre contact avec ses trois  génies d’enfants après une longue période durant laquelle il n’a jamais été présent.

 

 


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Ils se retrouvent vingt ans plus tard sous le même toit pour la dernière fois : des secrets se dévoilent et de nouveaux liens se nouent. 

L’œuvre, prend la forme d’un livre divisé en plusieurs chapitres. Tout au long du film, un narrateur qui nous est inconnu articule et introduit les différentes péripéties. Les personnages, bizarres et extravagants, apparaissent comme des figurines dans une « maison de poupée ».  Cette maison, qui est celle des Tenenbaum, représente le monde de l’enfance.

En effet, les  enfants Tenenbaum, Margot (la génie dramaturge, interprétée par Gwyneth Paltrow), Richie (qui fut le meilleur joueur de tennis au monde, interprété par Luke Wilson) et Chas (l’homme d’affaire qui a démarré son business à 12 ans, incarné par Ben Stiller) sont présentés dans toutes leur vulnérabilité. A travers leurs portraits, on perçoit l’image de trois enfants qui n’ont finalement jamais mûri, prisonniers de leur enfance et marqués par le manque d’un père. Ainsi, Margot qui a commencé à fumer dès ses 12 ans cache encore cette réalité à 34 ans, comme une petite fille qui n’oserait pas révéler à sa famille qu’elle fume, ou qui voudrait faire durer l’enfance éternellement.

 

Leur histoire, qui n’est finalement pas si dramatique, paraît pourtant extrêmement triste. Un des éléments constitutifs de ce thème global de la mélancolie est la musique qui participe à l’unité du film. Elle se fond dans la tristesse de l’œuvre et plonge le spectateur dans une ambiance unique. 

En contraste avec cette tristesse continue, les costumes choquent et attirent l’attention du spectateur. L’assemblage presque burlesque des décors s’oppose à la réalité mélancolique des personnages. Ces différences entre l’apparence presque comique et les secrets de famille dévoilés amplifient le suspense tout au long du film. Wes Anderson a par ailleurs remarquablement réussi à illustrer de réelles tensions au sein d’une famille avec somme toute assez peu de dialogues entre les personnages. 

 

Finalement, The Royal Tenenbaums reste peut-être malgré tout une comédie, une histoire accompagnée d’une touche comique mais dans laquelle Anderson transmet son idée de la famille : absolument insupportable mais pourtant indispensable.

 Laetitia Mouly